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- Le programme de la semaine du 15/01/2018 -

La communication au cœur du vivant

Charles Guérin présente La Voix de la vérité. Témoin et témoignage dans les tribunaux romains du premier siècle avant J.-C.

“Opinion publique, que faire, quoi faire ?”.

Saisons, un poème de Guillaume Apollinaire

Qu'est-ce que le vivant ? d'Alain Prochiantz

Dans son essai, Alain Prochiantz nous livre à la fois une réflexion scientifique et philosophique autour de l’instabilité de toute structure vivante, qui se modifie en permanence sans que nous nous en apercevions. Il s’agit d’une « embryogénèse silencieuse » comme le décrivait à l’époque Claude BernardClaude Bernard, physiologiste, était membre de l'Académie des sciences, de l'Académie française, professeur au Collège de France et au Museum national d'histoire naturelle. A chaque instant le vivant se construit et se détruit, des cellules se renouvèlent tandis que d’autres meurent ; une conception moderne que l’on redécouvre aujourd’hui avec le pouvoir des cellules souches. Il en est de même pour la plasticité du cerveau qui évolue selon l’apprentissage : rien n’est fixe. Pour l’académicien, matérialiste revendiqué, le vivant est matière ordonnée et désordonnée.

C’est la raison pour laquelle Alain Prochaintz fustigent les militants qui n'auraient pas réfléchi à la question même du vivant et à ses évolutions permanentes : « Ceux qui encouragent à saccager les expériences sur les OGM ou militent pour l’interdiction de l’expérimentation animale donnent un parfait exemple du niveau d’extrémisme auquel inculture et fanatisme peuvent mener des individus...D’où la nécessité de s’expliquer sur le biologique afin d’éclairer les débats. Ce livre est destiné à tous les démocrates » commente-t-il.

Nous sommes à la fois semblables et différents. On distingue en effet l’imago (qui correspond à la forme générale de l’espèce) de l’individuation (qui prend forme sur le plan développemental). « Paul et Mohamed sont à la…

« La communication a-t-elle droit de cité au sein des sciences morales et politiques ?»

Après avoir évoqué les différents degrés de la communication et ses différents champs d’application (sciences, politique, commerce, etc.), l’orateur a défendu l’idée que « Oui, la communication mérite absolument d’être tenue pour une science humaine, morale ou sociale, au même titre que la psychologie, la sociologie ou la géographie humaine. Il est indéniable qu’il existe une science de la communication. »

Philosophie des sciences : Biosphère et technosphère

Introduction

«Le terme “biosphère” a été défini en 1926 par un savant Russe, Wladimir Vernadsky Wladimir Vernadsky (1863-1945) publie en français, en 1924, La Géochimie et, en russe, en 1926, La biosphère, traduit en français en 1928. (1863-1945) ;
- quant à celui de “technosphère”, il ne s’est pas encore vraiment imposé, certains auteurs lui préférant d’autres noms.
Dans ce qui suit, nous entendons par “biosphère” l’ensemble du monde vivant, genre humain compris, ainsi que les supports inorganiques et organiques qui en conditionnent l’existence ; et, par “technosphère”, l’ensemble des actions techniques de l’humanité sur la nature. Le choix du singulier implique, dans les deux cas, que ces actions forment un système, qu’elles ont un principe d’unité.



Ainsi, l’énoncé pose plusieurs problèmes : 1) de quoi est faite l’unité supposée de la biosphère et de la technosphère ? 2) Leur unité respective se constitue-t-elle par une histoire et, si oui, laquelle ? 3) Quels sont les interférences entre biosphère et technosphère qui influencent le destin de l’humanité ?



I. Analyse des termes



Biosphère


C’est chez Aristote que l’on trouve la première analyse scientifique du monde vivant. Mais c’est l’idée d’évolution qui, au XIXe siècle, fournit le moyen de penser l’unité de la constitution et de l’histoire de l’ordre vivant. Il est donc tentant de rapprocher Aristote
et Darwin, comme le fait Étienne Gilson dans un essai tonique : D’Aristote à Darwin et retour.

En 1830, eut lieu à l’Académie des Sciences de Paris une…

Les langues humaines entre universalité et réjouissantes singularités

Existe-t-il des universaux du langage ? Se limitent-ils à de simples règles de fonctionnement ? Ou concernent-ils aussi la substance du langage, la signification des mots ? Telles sont les questions auxquelles répond, par l’affirmative, le linguiste Robert Martin dans un récent ouvrage synthétisant ses travaux sur le thème des langues et de l’universalité (Linguistique de l’universel, Académie des inscriptions et belles-lettres, 2017). Une conviction qui, toutefois, ne l’incite nullement à souhaiter l’avènement d’une langue universelle aux dépens de toutes les autres. Car sa quête des universaux du langage conduit au contraire Robert Martin à mettre en lumière l’inestimable trésor que représente l’infinie variété des langues humaines et de leurs irréductibles saveurs.

Le Dictionnaire amoureux de la Vie (et des sciences du vivant) de Nicole Le Douarin

Bienvenue dans “le temps des algorithmes”

Les algorithmes sont devenus nos compagnons de tous les jours. Ils sont partout : dans nos ordinateurs, dans nos poches, nos voitures, nos téléphones, au travail comme à la maison… Tantôt nous les louons de nous faciliter la vie, tantôt nous les maudissons pour les bouleversements qu’ils entraînent, voire nous redoutons qu’ils nous asservissent… Mais, pour la plupart d’entre nous, ils restant une notion vague, si ce n’est un pur mystère. Pour combler cette lacune, deux chercheurs de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), Serge Abiteboul, membre de l’Académie des sciences, et Gilles Dowek viennent de publier Le temps des algorithmes. Un ouvrage salutaire car, comme ils l’écrivent, “les algorithmes peuvent conduire au pire ou au meilleur, ils n’ont en eux-mêmes aucune intention et seront ce que nous voulons qu’ils soient”. Pour ne pas subir les algorithmes, il faut donc comprendre ce qu’ils sont vraiment.

Le traitement de l'information (1/2)

Si l'informatique est passée dans les habitudes de vie et de travail de monsieur et madame tout le monde, le traitement de l’information inclut aussi des domaines peu familiers au grand public. Ainsi pour concevoir les nouveaux capteurs d’information, il faut parfois descendre au niveau de la physique atomique ; pour restaurer les informations qui sont distordues, noyées dans le bruit ou les interférences, il faut faire appel à des mathématiques élaborées, notamment aux théories du signal, de l'information et du codage.
Et pourtant tout un chacun est concerné par les applications de ces disciplines :
- interprétation des images et signaux physiologiques
- réception des signaux de télécommunications
- moteurs de recherche
- analyse et stockage des sources sonores et vidéo
- observation satellitaire
- télédétection

Chaque domaine de l'informatique est caractérisé par une étroite imbrication entre la recherche fondamentale et sa mise en œuvre dans des applications concrètes.

Comme l'explique Odile Macchi, « les interventions de chacun permet d’exposer un panorama sur les derniers développements à la fois théoriques, appliqués et sociétaux du traitement de l'information, ainsi que ses enjeux et défis actuels ».

Ecoutez Mathias Fink, du Laboratoire Ondes et Acoustique de l'École Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de la Ville de Paris, membre de l'Académie des sciences. Dans sa communication Ondes, information et renversement du temps, il revient sur un élément clé : les méthodes de communications et les méthodes d'imagerie font appel, toutes les deux à l'utilisation d'ondes comme vecteurs d'information.

Mathias Fink…

Le traitement de l'information (2/2)

Ce colloque public sur le traitement de l’information a été organisé conjointement par l'Académie des sciences et la Société de l'Électricité, de l'Électronique et des Technologies de l'Information et de la Communication (SEE). Il a eu lieu en janvier 2009 à l’Institut de France et se place dans le cadre de la célébration des 125 ans de la SEE.
Vous pouvez écoutez la première partie : , avec Odile Macchi, Mathias Fink et Olivier Faugeras, membres de l'Acasémie des sciences

Dans cette deuxième partie, écoutez Claude Berrou sur La théorie de l'information et les télécommunications
La théorie de l'information fête tout juste ses soixante ans. Elle a été à l'origine de nombreuses innovations technologiques et du formidable essor des télécommunications qui ont été son champ d'application principal. Cependant, si la théorie de l'information fournit les bases conceptuelles, les modèles et les outils d'analyse des systèmes de communication, elle ne donne pas directement les clés des solutions pratiques. Ce n'est pas une science déductive.

Les algorithmes mis en œuvre dans les systèmes de télécommunications modernes s'appuient sur des avancées pluridisciplinaires qui offrent à la théorie de l'information les méthodes et les moyens d'appliquer sous des formes variées le premier de ses commandements : la diversité. Les standards mondiaux les plus récents tels que 3G, WiFi ou WiMax exploitent des techniques de diversité temporelle, fréquentielle et spatiale qui leur permettent de fonctionner dans des conditions toujours plus difficiles de rapport signal à bruit et d'interférences.

Un exemple récent de…

Cryptologie : nos informations sont-elles sécurisées ?

Bien avant l'apparition des premiers ordinateurs, l'Homme a toujours ressenti le besoin de dissimuler des informations. L'empereur Jules César déjà, cryptait ses messages !
Mais depuis la création d'Internet, le phénomène s'est accéléré. Faire transiter des informations sans que des personnes autres que les destinataires puissent y accéder, devint primordial. Ainsi faisons-nous appel à la cryptologie pour coder et décoder les messages.

Mais plus largement, la cryptologie entre dans le domaine de la sécurité informatique. La cryptologie est ainsi également utilisée pour coder vos informations sur votre carte vitale, votre carte bancaire...
La Défense également la cryptologie pour faire circuler un message d'uns instance à une autre.

La cryptologie est essentiellement basée sur l'arithmétique. Il s'agit dans le cas d'un texte par exemple, de transformer les lettres qui composent le message en une succession de chiffres. Actuellement, le système le plus utilisé s'appelle RSA (du nom de ses auteurs Rivest, Shamir et Adelman). Créé en 1978, il s'agit d'un algorithme à clé publique.
(une clé publique est un système qui nécessite deux combinaisons : l'une pour le chiffrement l'autre pour le déchiffrement)
Le cryptosystème RSA est basé sur la difficulté de factoriser de grands entiers. Il est encore largement utilisé, même si actuellement des recherches se portent sur la cryptologie quantique.

Fonctionnement du système RSA (extrait du rapport de Christophe Soulé et Olivier Pironneau) :

Supposons que A veuille communiquer avec B sans que C puisse lire.
A traduit son message en un nombre m, par exemple en remplaçant chaque…

“Opinion publique, que faire, quoi faire ?”.