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- Le programme de la semaine du 03/07/2017 -

La domestication du feu : un événement décisif de l’aventure humaine

Il y a 400 000 ans, nos lointains ancêtres ont appris à allumer le feu à leur gré. Comme l’explique Henry de Lumley, directeur de l’Institut de paléontologie humaine-Fondation Albert 1er Prince de Monaco, dans un récent ouvrage (La domestication du feu aux temps paléolithiques, Éditions Odile Jacob, mai 2017), il s’agit d’un tournant décisif dans la longue aventure humaine. En effet, la maîtrise du feu n’a pas seulement permis aux hommes d’améliorer considérablement leurs conditions d’existence et leur espérance de vie. Elle a aussi permis l’éclosion d’une nouvelle sociabilité. En effet, autour du feu où, tout en cuisant la viande et en partageant les repas, les premiers hommes ont aussi échangé des idées et façonné des récits communs soudant le groupe. Une véritable révolution dont nous sommes les héritiers directs comme en témoigne le sens que nous donnons, aujourd’hui encore, au terme de “foyer”.

“Quelles réformes pour assurer la compétitivité internationale de notre système d’enseignement supérieur et de recherche ?”

En s’appuyant sur ses propres travaux, l’orateur a d’abord souligné qu’un enseignement supérieur propice à l’innovation est toujours le fruit d’une synergie entre trois éléments : une dotation confortable en moyens, l’autonomie des établissements et une politique d’incitation faisant dépendre une partie du financement des universités de bourses attribuées sur critères scientifiques. Ceci étant posé, il a ensuite dessiné quelques pistes pour que l’enseignement supérieur français, adapté à une économie d’imitation, comme celle des Trente Glorieuses, devienne le creuset d’une économie d’innovation. Parmi celles-ci, il a notamment évoqué l’autonomie des universités dans le recrutement de leur personnel, la flexibilisation des parcours ou encore le dépassement progressif de la dichotomie entre universités et grandes écoles, de façon à mettre en commun ce que les unes et les autres ont de meilleur : l’excellence de la recherche d’un côté, l’orientation à l’entrée et un système de gouvernance efficace de l’autre.

“La nouvelle loi Leonetti-Claeys”

André Vacheron présente la loi Leonetti-Claeys sur la fin de vie adoptée le 27 janvier dernier par le Parlement, douze ans après la loi Leonetti de 2005 et qui, selon les propres termes du député Jean Leonetti, consacre “le passage d’un devoir des médecins à un droit des malades”.

L'émergence de la conscience à la préhistoire, avec Henry de Lumley

C’est en s’interrogeant sur les grandes étapes de l’évolution morphologique et culturelle de l’homme que le célèbre paléontologue Henry de Lumley a donné une série de conférences au Collège des Bernardins à la fin de l’année 2010, confrontant à ces questions le regard de physiciens, astronomes, biologistes, paléontologues, philosophes et théologiens. Un livre paru chez CNRS Éditions, L’Univers, la vie, l’homme, Émergence de la conscienceSous la direction d'Henry de Lumley, 2012 cosigné par de nombreux académiciensYves Coppens, Stanislas Dehaene, Jean Kovalesky, Pierre Léna, Ghislain de Marsily, Yves Quéré, dont Henry de Lumley fait également partie.

Pour Henry de Lumley, il est indispensable d’envisager l'évolution de l"homme dans un continuum avec aux origines, la naissance de la planète Terre. Une planète jeune de 4,5 milliards d’années, avec des océans apparus après le refroidissement en surface de 100°C, il y a 4 milliards d’années.
« En moins de 200 millions d’années apparaissent les premières cellules vivantes, sans noyau qu'on appelle procaryotes. Elles se reproduisent en se coupant en deux. Ce n’est que vers 1,5 milliard d’années que nous sommes passés aux eucaryotes, cellules avec noyaux qui se reproduisent sexuellement » explique Henry de Lumley au cours de cette émission.
Petit à petit, les formes se complexifient, les cellules eucaryotes se regroupent et forment des métazoaires, organismes composés de plusieurs cellules.

« Vers 600 millions d’années, c’est l’explosion cambrienne. Des formes d'invertébrés apparaissent, beaucoup plus complexes, avec des antennes, des cils. Se mettent en place des…

Yves Coppens: les origines de l'Homme, le bouquet des ancêtres

Yves Coppens est actuellement l'un des plus grands spécialistes français de l'évolution humaine...
Homme de terrain il a entrepris de nombreux chantiers de fouilles souvent fructueuses comme, par exemple, la découverte de la célèbre Lucy...
Homme de réflexion, il a développé plusieurs théories sur les hominidés et les panidae.
Homme tout simplement, il a su se remettre lui-même en cause et abandonner ses idées quand les faits étaient contre lui (East Side Story).

En savoir plus sur :
- Yves Coppens
- le parcours d'Yves Coppens dans l'émission En habit vert


L'Histoire de l'Homme : 22 Ans d'amphi au Collège de France (1983-2005), éditions Odile Jacob, 2008

Les dix hauts lieux de la préhistoire (1/3)

Fejej en Ethiopie, berceau de l’humanité

La région de Fejej dans le bassin de l’Omo-Turkana est une région que le professeur de Lumley connaît bien, puisqu’il dirige les fouilles sur place depuis 1992. Ce site vieux de deux millions d’années a vu naître les premiers fabricants d’outils.
Plus de 2 500 outils taillés ont été retrouvés, particulièrement bien conservés, essentiellement en quartz, matière première issue de l’environnement immédiat du site. Ces outils sont très souvent directement associés à des restes d’animaux fossiles.
Ce lieu d’activité de l’homo habilis est consacré à la préparation de nourriture carnée où des carcasses rapportées pour être dépouillées et désarticulées.
Quatre restes d’hominidés, constitués de trois restes dentaires attribués à Homo habilis et d’un fragment d’humérus attribués à Paranthropus boisei, sont également connus à Fejej.
A partir de 2002, au cours des missions de prospection organisées sur le terrain, dans la région de Fejej, de nombreuses localités ont été découvertes. Parmi celles-ci, trois localités ont livré des restes d’hominidés archaïques, attribués à Australopithecus anamensis, associés à des faunes permettant de proposer un âge compris entre 4,2 et 5 millions d’années.
Les restes humains se rapportant à Australopithecus anamensis découverts à Fejej apportent par conséquent des données inédites sur l’évolution humaine et en particulier sur :
- l’âge des Australopithecus anamensis,
- l’évolution des Australopithèques,
- la morphologie du squelette crânien des Australopithecus anamenis. Les recherches menées dans la région de Fejej se situent par conséquent à la pointe des recherches internationales concernant l’origine de l’humanité.…

Le Néolithique, “seconde naissance de l’homme”

Il y a environ 10.000 ans, l’homme prenait un nouveau départ en modifiant radicalement sa façon de vivre. Il fonde alors les premiers villages, impose sa domination sur son environnement, invente l'agriculture et l'élevage. C’est à cette “seconde naissance de l’homme” que Jean Guilaine, professeur au Collège de France, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, a consacré un ouvrage (Éditions Odile Jacob), faisant le bilan des recherches et découvertes les plus récentes sur cette période. Preuve du formidable pourvoir d’évocation de la connaissance historique, en l’écoutant décrire la vie quotidienne, l’organisation sociale ou encore l’imaginaire de nos lointains ancêtres paysans, ces derniers nous apparaissent presque familiers.

Les dix hauts lieux de la préhistoire (2/3)

Après une première émission les fouilles archéologiques en Ethiopie, en Géorgie, et en Espagne, nous arrivons en France, dans la grotte du Vallonet. L'homme y est apparu il y a 1,05 million d'années.

À l'entrée de la petite grotte du Vallonet, des Homo erectus, taillent des outils primitifs. Ils rapportent des carcasses de cerfs, de bovidés, de chevaux, de sangliers, de rhinocéros, d'éléphants.
Les Hommes se disputent alors la grotte du Vallonet habitée par de grands carnivores tels que des ours, des loups, des hyènes, des lions, des guépards et des panthères.
C'est ainsi que l'homme a livré des outils de pierre taillée vieux d'un demi-million d'années, comptant parmi les plus anciens témoignages d'une industrie humaine en Europe.



Pour respecter la chronologie, nous faisons un détour par la Chine, où l'homme de Yunxian y vécut il y a 936 000 ans.

La découverte

En 1995, sur une berge de la rivière Han, deux crânes remarquablement conservés d’Homo erectus sont découverts, avec autour, toute une industrie lithique baptisée « Culture de l’homme de Yunxian ». Coup de tonnerre dans le ciel des paléontologues ! Bon nombre de théories jusqu’alors admises sur l’origine de l’homme sont bouleversées : l’homme de Yunxian fabriquait des bifaces 200 000 avant ses congénères d’Europe.

Des Homo erectus, dont deux crânes ont été mis au jour, porteurs d’une industrie archaïque contenant déjà quelques bifaces, venaient y récupérer des quartiers de viande et fracturer des ossements pour consommer de la moelle, dans cet immense charnier…

La préhistoire en images, l'art pariétal et le thème de la main par Claudine Cohen

Claudine Cohen, enseigne à à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Ses travaux portent essentiellement sur l’épistémologie et l’histoire de la paléontologie, de la paléoanthropologie et de l’archéologie préhistorique, ainsi que sur les implications sociales et culturelles de ces savoirs scientifiques. Elle aborde la question de la preuve en paléontologie et en archéologie préhistorique, et plus largement, le problème du statut scientifique de ces disciplines.


La main humaine est célébrée par les philosophes et les écrivains comme par les artistes depuis bien longtemps de Montaigne à Paul Valéry et les historiens en histoire de l'art lui ont consacré de nombreuses études car elle occupe une position centrale dans les arts. Claudine Cohen nous présente les images de mains découvertes sur les parois ou les sols des grottes datant du moment où homo sapiens s'installe en Europe occidentale, il y a 40 000 ans. Elle explique les empreintes, les tracés digitaux sur les parois, puis les représentations artistiques de ses mains. Les tracés digitaux aboutiront à des dessins faits au doigt.

La main représentée est un thème permanent de l'art rupestre mondial, en Asie, en Amérique du sud en Australie. Ces figurations de mains négatives relèvent-elles de représentations symbolique ou de jeux enfantins ? Écoutez la communication de Claudine Cohen pour découvrir les techniques artistiques des hommes de la préhistoire, pour comprendre la chronologie de ce thème, pour connaître les différents styles de ses images analysés par les chercheurs.







Pour suivre cette communication « La symbolique des mains dans l’art…

« La religion des hommes de la Préhistoire »

Dans son intervention, Yves Coppens a montré que de très nombreux indices - rôle sans doute sacré du feu, pratique de la musique et de la danse, traitement des morts, peintures rupestres réalisées de façon organisée dans de « véritables sanctuaires », etc. - donnaient à penser que l’homme de la Préhistoire connaissait ce qu’il convient d’appeler une religion, « système régulateur qui n’est rien d’autre que la mise en forme de la spiritualité », une spiritualité née avec la conscience (« L’animal sait, mais l’homme sait qu’il sait ») et non exempte de l’angoisse que suscite la prise de conscience de la mort.

Les dix hauts lieux de la préhistoire, avec le professeur Henry de Lumley (3/3)

Après une première émission sur les fouilles archéologiques en Ethiopie, en Géorgie, et en Espagne, et une seconde sur Yunxian en Chine, le Vallonet et Tautavel en France, nous restons en France du côté de Nice, sur le site de Terra Amata.

L'homme y a domestiqué le feu il y a 400 000 ans.
Le site archéologique de Terra Amata est un site de plein-air, découvert lors de travaux de terrassement en 1966. L'équipe qui menait les fouilles était conduite par Henry de Lumley.

Les paléontologues ont dénombré plusieurs sols d’habitats superposés datant de 380 000 ans. Ainsi répartis, les vestiges archéologiques et les éléments naturels traduiraient la présence de huttes aménagées sur la plage.
Du côté de l’industrie lithique on retrouve de nombreux galets taillés, quelques bifaces dits « pics de Terra Amata », des racloirs et des denticulés.


Toujours près de Nice se trouve également la grotte du Lazaret.
Cette grotte a pour spécificité d'avoir conservé des vestiges d'aménagement de l'espace intérieur, il y a 150 000 ans.

La grotte du Lazaret est fouillée depuis près de 30 ans par les équipes du professeur Henry de Lumley.
La grotte semble avoir été occupée tantôt par la faune animale, tantôt par l'homme. Quelque onze restes humains ont été découverts, notamment un pariétal droit d'enfant (anté)néandertalien daté de - 160 000 ans. Parmi les restes, des dents dont certaines d'entre elles sont des dents déciduales tombées naturellement, indiquant que des enfants de bas âge…

Marc Ladreit de Lacharrière, Miquel Barcelo et Jean Clottes pour l'inscription officielle de la grotte Chauvet au patrimoine mondial de l'Unesco

La grotte Chauvet, située en Ardèche, à Vallon-Pont-d'Arc, le long de la combe d'Estre, a été découverte en décembre 1994 par trois spéléologues : Jean-Marie Chauvet, Eliette Brunel et Christian Brunel. Elle abrite des peintures rupestres datant de 25.000 à 36.000 ans, parmi les plus anciennes au monde. Les experts scientifiques, les artistes et ceux qui ont pu les voir s'accordent à les considérer comme des chefs-d'œuvre, "absolus", serions-nous tenter d'ajouter. La découverte a été un choc. Les scientifiques ont identifié 420 représentations animales en 1995 et répertorié 14 espèces animales. La même année, la grotte est classée monument historique, son accès limité. En 2005/2006, le projet a pris un nouvel essor avec le choix du site d'implantation et l'élaboration du projet architectural.


Les traces au sein de la grotte sont intactes. La préservation de cet héritage qui nous vient de nos ancêtres aurignaciens est par conséquent un défi considérable pour les générations futures. Pour des raisons de conservation, l'État a décidé sa fermeture au public et en a limité l'accès aux scientifiques et aux personnes chargées de sa mise en valeur et de sa protection. Pour faire partager ce trésor de l'humanité, un ambitieux projet scientifique, touristique et culturel est né.






La grotte fait l'objet de campagnes d'études bisannuelles menées par une équipe scientifique sous la direction du préhistorien Jean Clottes. Elle a été constituée dès le départ, à sa demande, comme pluridisciplinaire associant des géologues, des spécialistes de l'ADN et des préhistoriens. À la place d'une reconstruction de…

Les « migrations » des hommes préhistoriques





Les hominidés se répartissent en deux genres : le genre Australopithecus (étymologiquement " singes du Sud ") et le genre Homo.
Les australopithèques " anciens " sont vieux de plus de 3 millions d’années (comme Lucy) ; les australopithèques graciles qui ont vécu entre 3 et 1,2 million d’années (plus grands que leurs prédécesseurs et au cerveau de 500 cm3). Ils ont vécu aux côtés des autres australopithèques et des premiers hommes ; enfin, les australopithèques robustes (Australopithecus robustus) qui se sont développés etre 2,5 et 1 million d’années.

Le genre Homo est un primate bipède capable d’exprimer une pensée (et notamment fabriquer des outils). Parmi eux, Homo habilis, Homo erectus, Homo sapiens neanderthalensis et Homo sapiens sapiens.



Le dernier hominidé découvert s'appelle Toumaï. Son crâne a été trouvé en 2001 au Tchad. Il a conduit à une définition d’une nouvelle espèce : Sahelanthropus tchadensis

Puis, les australopithèques firent leur apparition : les plus connus sont Lucy, ossements découverts en 1974 par Yves Coppens, et Abel (mâchoir découverte en 1995).

Il faut attendre les premiers homo erectus pour voir les hommidés se déplacer. Il ne s'agit pas à proprement parler de "migrations", mais plutôt de se détacher des groupes existants, pour assurer leur subistance. On estime en moyenne qu'entre deux générations, 60 kilomètres les séparent d'un point A à un point B.
Au fur et à mesure des millénaires, les hominidés sont passés d'un continent à un autre !

L'ère quaternaire, ou se succède plusieurs vagues de grand froid, favorise…

La genèse de la guerre par Jean Guilaine

Le 17 et 19 janvier 2013, grâce au soutien de La Fondation Simone et Cino Del Duca, abritée au sein de l’Institut de France, une vingtaine de participants se sont réunis autour du thème spécifique « Guerre et politique », le premier volet d’une démarche scientifique interdisciplinaire qui durera trois ans.
Canal Académie vous propose d’écouter la retransmission de la communication de Jean Guilaine, professeur au Collège de France et directeur à l’École des Hautes Études en sciences sociales.

- Jean Guilaine sur le site de l'Académie des inscriptions et belles-lettres




Le point de vue comparatiste est la règle de ce colloque incluant toute l’aventure humaine. Il prend corps au sein d'une série de colloques dans le cadre général de la problématique "Guerre et société". Ainsi seront abordés los de prochains colloques les thématiques de « la guerre et la religion », « la guerre et l’art », « la guerre et l’économie »... Autant de déclinaisons, de manière à construire l’objet « guerre » comme un objet scientifique dans toutes ses dimensions, comme le souhaite l’initiateur de ce colloque, Jean Baechler de l’Académie des sciences morales et politiques au sein de la section sociologie.
« Guerre et politique » est donc le premier colloque international de cette aventure intellectuelle.

L’Académie des sciences morales se penche depuis sa création sur de grandes enquêtes sociologiques depuis le XXe siècle. Aujourd’hui, elle reçoit une subvention pour mener à bien ce type de mission. En 2007, elle publiait le fruit…

Les frontières de l'Europe, de la préhistoire à nos jours

L’Europe : dans l'espace et dans le temps, c'est le titre de la conférence qui s'est déroulée le 3 décembre 2008 à l'Institut de paléontologie humaine, à Paris, avec pour intervenants son directeur, le professeur Henry de Lumley, et l'historien Christophe Reveillard.


« C’est vers 2,5 millions d’années qu’apparaissent les premiers homo habilis aux portes de l’Europe, à Haïfa, dans le couloir palestinien », explique Henry de Lumley.

Il faut attendre encore quelque milliers d’années pour que nos ancêtres se rapprochent de l’Europe occidentale. En effet, des archéologues géorgiens médiévistes ont retrouvé, lors de fouilles de caves ayant servi à conserver des céréales, des mandibules de rhinocéros, mais également des choppers (galets taillés sur une seule face, servant d'outils) et de nombreux restes humains. Il s’avère que les populations du Moyen-Âge avaient creusé leurs caves dans des dépôts préhistoriques !
Ces restes d’homo georgicus, ainsi nommés, datent d'1,8 million d’années.

Poursuivant leur chemin, des traces de ces hommes apparaissent sur les rives de la Méditerranée vers 1,4 million d’années (découverte récente, datant de 2006).

Trois sites ont été récemment mis à jour en Espagne : le premier, proche de Burgos, où on y trouve des éclats de taille et des fragments de mandibules, est estimé à 1,5 million d’années.
Deux autres sites, à 80 km au nord-est de Grenade, sont évalués à 1,1 million d’années. Cette zone de marécages, aujourd’hui asséchée, abritait des hommes mais également des hippopotames et des éléphants.

Il faut remonter jusqu’à 1 million d’années pour voir…

Esquisse d'une histoire universelle (1/3)

Saisi dans ses deux traits les plus saillants, le monde actuel fond toutes les histoires humaines en une seule, soumise à un processus de modernisation. Comment l'espèce humaine est-elle parvenue à ce point précis ? Pour y répondre, Jean Bæchler fait appel à l'archéologie, à l'ethnographie, à l'histoire et à la sociologie comparée et son Esquisse d'une histoire universelle reconstitue ainsi la longue aventure de l'humanité depuis ses plus lointaines origines.

Dans cette histoire universelle, déroulée sur des centaines de millénaires, l'auteur distingue trois ères successives.
- L'ère paléolithique, qui s'étend sur cent à deux cents mille ans, saisit l'homme dans son histoire naturelle, vivant en bandes et en tribus comme une espèce animale parmi d'autres, autonome, adapté à ses milieux et capable de résoudre tous ses problèmes.
- Une deuxième ère, déclenchée par la fin de la dernière glaciation, dure une dizaine de millénaires. Elle est marquée par l'émergence et l'extension du pouvoir politique, la constitution de royaumes et d'empires, le passage à la production alimentaire et artisanale, l'apparition de religions universelles.
- La troisième ère, commencée il y a environ cinq siècles, n'a pas atteint son terme. Elle a ouvert, d'abord aux Européens puis à tous les humains, une nouvelle étape de l'histoire humaine. Nous y vivons encore.

Ce livre montre que, par-delà toutes les tribulations des sociétés anciennes et modernes, c'est la même nature humaine qui a produit les histoires les plus diverses. Il décrit l'émergence des grandes civilisations traditionnelles et en analyse…

Esquisse d'une histoire universelle (2/3)

Saisi dans ses deux traits les plus saillants, le monde actuel fond toutes les histoires humaines en une seule, soumise à un processus de modernisation. Comment l'espèce humaine est-elle parvenue à ce point précis ? Pour y répondre, fait appel à l'archéologie, à l'ethnographie, à l'histoire et à la sociologie comparée et son Esquisse d'une histoire universelle reconstitue ainsi la longue aventure de l'humanité depuis ses plus lointaines origines.

Dans cette histoire universelle, déroulée sur des centaines de millénaires, l'auteur distingue trois ères successives.
- L'ère paléolithique, qui s'étend sur cent à deux cents mille ans, saisit l'homme dans son histoire naturelle, vivant en bandes et en tribus comme une espèce animale parmi d'autres, autonome, adapté à ses milieux et capable de résoudre tous ses problèmes.
- Une deuxième ère, déclenchée par la fin de la dernière glaciation, dure une dizaine de millénaires. Elle est marquée par l'émergence et l'extension du pouvoir politique, la constitution de royaumes et d'empires, le passage à la production alimentaire et artisanale, l'apparition de religions universelles.
- La troisième ère, commencée il y a environ cinq siècles, n'a pas atteint son terme. Elle a ouvert, d'abord aux Européens puis à tous les humains, une nouvelle étape de l'histoire humaine. Nous y vivons encore.

Ce livre montre que, par-delà toutes les tribulations des sociétés anciennes et modernes, c'est la même nature humaine qui a produit les histoires les plus diverses. Il décrit l'émergence des grandes civilisations traditionnelles et en analyse l'évolution…

Esquisse d'une histoire universelle (3/3)

Saisi dans ses deux traits les plus saillants, le monde actuel fond toutes les histoires humaines en une seule, soumise à un processus de modernisation. Comment l'espèce humaine est-elle parvenue à ce point précis ? Pour y répondre, Jean Bæchler fait appel à l'archéologie, à l'ethnographie, à l'histoire et à la sociologie comparée et son Esquisse d'une histoire universelle reconstitue ainsi la longue aventure de l'humanité depuis ses plus lointaines origines.

Dans cette histoire universelle, déroulée sur des centaines de millénaires, l'auteur distingue trois ères successives.
- L'ère paléolithique, qui s'étend sur cent à deux cents mille ans, saisit l'homme dans son histoire naturelle, vivant en bandes et en tribus comme une espèce animale parmi d'autres, autonome, adapté à ses milieux et capable de résoudre tous ses problèmes.
- Une deuxième ère, déclenchée par la fin de la dernière glaciation, dure une dizaine de millénaires. Elle est marquée par l'émergence et l'extension du pouvoir politique, la constitution de royaumes et d'empires, le passage à la production alimentaire et artisanale, l'apparition de religions universelles.
- La troisième ère, commencée il y a environ cinq siècles, n'a pas atteint son terme. Elle a ouvert, d'abord aux Européens puis à tous les humains, une nouvelle étape de l'histoire humaine. Nous y vivons encore.

Ce livre montre que, par-delà toutes les tribulations des sociétés anciennes et modernes, c'est la même nature humaine qui a produit les histoires les plus diverses. Il décrit l'émergence des grandes civilisations traditionnelles et en analyse…

“Quelles réformes pour assurer la compétitivité internationale de notre système d’enseignement supérieur et de recherche ?”

En s’appuyant sur ses propres travaux, l’orateur a d’abord souligné qu’un enseignement supérieur propice à l’innovation est toujours le fruit d’une synergie entre trois éléments : une dotation confortable en moyens, l’autonomie des établissements et une politique d’incitation faisant dépendre une partie du financement des universités de bourses attribuées sur critères scientifiques. Ceci étant posé, il a ensuite dessiné quelques pistes pour que l’enseignement supérieur français, adapté à une économie d’imitation, comme celle des Trente Glorieuses, devienne le creuset d’une économie d’innovation. Parmi celles-ci, il a notamment évoqué l’autonomie des universités dans le recrutement de leur personnel, la flexibilisation des parcours ou encore le dépassement progressif de la dichotomie entre universités et grandes écoles, de façon à mettre en commun ce que les unes et les autres ont de meilleur : l’excellence de la recherche d’un côté, l’orientation à l’entrée et un système de gouvernance efficace de l’autre.

Pour Alexandre Blok , un poème d’Anna Akhmatova

Robert Werner, correspondant de l’Académie des beaux-arts, lit cette semaine un extrait de Pour Alexandre Blok, un poème d’Anna Akhmatova (1889-1966) disponible dans le recueil Requiem. Poème sans héros et autres poèmes, avec une traduction de Jean-Louis Backès (Poésie/ Gallimard, 2007).