header
Tout savoir sur la version mobile de canal academie

- Le programme de la semaine du 22/07/2019 -

Envisager et dévisager la beauté, par François Cheng, de l'Académie française

La première diffusion de cette émission a eu lieu fin décembre 2010. Rappelons que le texte ci-dessous est un résumé de la conférence donnée par F. Cheng.

Dans son apparition, la beauté semble un mystère. A la fois unique, observable par tous, chacun en a l’expérience. D’une émotion commune, elle reste cependant entièrement subjective. D’un vol d’oiseaux, d’un défilé de nuages, de fleurs anonymes, ou d’un rayon de soleil, la beauté se lit comme un luxe exclusif, en ce sens qu’elle n’est pas indispensable à la vie. L’univers peut fonctionner sans la beauté, ainsi qu’un monde de robots, où chaque être serait interchangeable.

Mais, ce qui fait de la vie une aventure, réside dans la singularité, la complexité et les différences de chaque être. Chacun se sent habité par une capacité à la beauté et surtout au désir de voir, sentir, toucher la beauté. Quand celle-ci se manifeste, dans la « fulgurance de son élan », elle suscite perception, attirance et exaltation.

Le mot "sens" illustre cette idée du pouvoir d’attraction de la beauté. S’attachent aussi les notions de sensation, direction et signification. La beauté a le don de provoquer en nous les ressentis les plus forts et les plus immédiats, qu’ils soient charnels ou émotionnels. D’instinct, la beauté absorbe. En la suivant, l’individu prend une direction, et donne une signification à son existence.

« La beauté est fondamentale dans la mesure où elle participe aux fondements de notre existence et de notre destin. »

Pourquoi l’univers recèle-t-il de la…

La leçon d’émerveillement de Michael Edwards

L'étrange beauté des mathématiques

Ce qui importe, explique David Ruelle « ce n'est pas de maîtriser cette science en profondeur que sont les mathématiques, mais de comprendre comment l'esprit humain, et plus particulièrement le cerveau du mathématicien, se mesure à la réalité mathématique ».
Parmi les hommes qui eurent un rapport original avec les mathématiques, on retrouve celui d’Isaac Newton. Si celui-ci à contribué à la création du calcul différentiel et intégral, de la mécanique et de l’optique, il a parallèlement travaillé à la corrélation entre l’histoire et la prophétie de l’Ancien Testament.


Newton mélangeait-il les genres ? Non ! « Ce que nous voyons désormais comme la route bien tracée de la science, était à l’époque, une voie obscure parmi d’autres, qui probablement ne menait nulle part » explique David Ruelle. C’est la raison pour laquelle ces recherches étaient classées sous le même angle.
Si aujourd’hui la gravitation universelle et le calcul infinitésimal semblent évidents pour nous, cela ne nous rend pour autant plus intelligent que ne l’était Newton à son époque !

Les hommes sont-ils les créateurs des mathématiques ?

Sur cette question, deux points de vue s’affrontent :
- le point de vue des platoniciens pour qui les mathématiques existent en elles-mêmes, avant que l’homme ne les découvre.
- l’autre point de vue auquel adhère David Ruelle, consiste à admettre l’existence d’une réalité mathématique, mais ce que nous voyons est fortement influencé par la nature du cerveau humain.

Dans ce sens, David Ruelle ne partage pas totalement la citation de Galilée…

En Ecoute facile : "Toute la beauté du monde est dans les jardins" pour José Cabanis, de l'Académie française

Avocat ? Et pourtant, José Cabanis s'ennuie dans son métier. Il est déçu par ce qu'il appelle "les chicanes procédurières", c'est à dire les conflits qui génèrent des procès. Il préfère passer ses nuits à écrire, des romans et des essais.


Au lieu de vivre dans les dossiers et les papiers, il découvre que le bonheur est dans son jardin. Ce fut pour lui comme une "conversion", c'est à dire un changement total de sa manière de vivre.


« Je m’étais mis à écrire, je publiais même des livres, des romans, qui n’avaient rien de champêtre. C’est par eux, cependant, la quarantaine venue, que se fit la métamorphose. Dans mes romans, j’avais évoqué la ville et ses habitants, que ma profession, liée à ce qu’on appelle la Justice, ne m’avait pas fait voir en beau. Vint un jour où j’en eus assez des intrigues, des menteurs, des jalousies, de la chicane procédurière où j’étais obligé de vivre, sans pour autant me condamner à retrouver dans mes livres un monde si laid. Ce fut alors que je m’avisai que non seulement la beauté du monde existe, mais que je l’avais sous les yeux : mon jardin si modeste, fût-il. Il suffisait de regarder : un aveugle à qui la vue est donnée, ce fut ma première conversion. J’écrivis que toute la beauté du monde est dans les jardins. Voici, une fois pour toutes, le fin mot de tout. Je les ai voulus inséparables de mes livres, c’est vrai : bêtes et…

Le génie des lieux, le credo du géographe Jean-Robert Pitte

L'ouvrage Le génie des lieux, loin de se présenter comme un énorme volume consacré à la géographie, offre au contraire au lecteur un manuel de petite taille -4 chapitres et 60 pages- mais animé de grandes convictions ! Dont certaines sont à contre-courant des idées actuellement propagées...

Premier article de ce credo : "je crois en l’Esprit, en l’esprit des lieux".

- A titre d'exemple, notre invité explique comment deux lieux du Japon sont tout particulièrement habités par l’esprit : le palais impérial de Tokyo au sein duquel l'empereur symbolise le soleil levant ; Ise, autre haut lieu de la culture japonaise où le temple à la déesse Amaterasu est régulièrement reconstruit. Car le Japon n'est pas un pays matérialiste mais bien spiritualiste (où Jean-Robert Pitte se rend souvent, depuis plus de trente ans).



Deuxième article de ce credo : "je crois que le ciel ne va pas nous tomber sur la tête".

Jean-Robert Pitte développe l'idée qu'au-delà de tout système de valeurs religieuses ou philosophiques, il y a grand intérêt à retrouver une capacité d’émerveillement, la symbiose avec notre environnement, lequel est pétri de matière minérale et de vie végétale, animale et humaine. Il ne s’agit pas pour autant de le diviniser, comme c’est aujourd’hui, la mode, en ces temps millénaristes d’invention d’une nouvelle religion craintive. "En écoutant certains gourous de l’écologie sectaire, dit-il, aveuglément suivis par des politiciens qui ont remplacé l’art de gouverner par le principe de précaution, le ciel n’est pas loin de nous tomber sur…

Le « chant d’espérance » de Jean d’Ormesson

"Petites phrases" de Jean d'Ormesson, tirées de son livre C'est une chose étrange à la fin que le monde

Issues de ce panorama philosophique original, voici, parmi la douzaine que vous pouvez entendre dans cette émission, cinq "petites phrases" à lire ci-dessous !

« Ce monde inépuisable, il n’existe que deux voies pour tenter d’en rendre compte, l’art et la science. »

« Le mal naît avec l’homme et avec la pensée, il n’existe pas avant eux, il est au cœur de l’histoire, il la fait avancer, et il est aussi mystérieux que la beauté ou le temps. »

« Il faut toujours penser comme si Dieu existait et toujours agir comme s’il n’existait pas.»




« Ce qu’il y a de mieux dans ce monde, de plus beau, de plus excitant, ce sont les commencements. L’enfance et les matins ont la splendeur des choses neuves. L’existence est souvent terne, naître est toujours un bonheur.»

« Il y a chez les hommes et seulement chez les hommes un élan vers la beauté, et vers la vérité et une soif d’espérance.»


Vous pouvez également écouter l'entretien qu'a accordé Jean d'Ormesson à Jacques Paugam :

- Jean d'Ormesson sur Canal Académie.


En savoir plus :

- Jean d'Ormesson de l'Académie française

Pierre-Yves Trémois ou la quête du beau

“Ces amis qui enchantent la vie” : les libres passions littéraires de Jean-Marie Rouart

Passions-passe-temps : Gilles Cantagrel, gravures, faïences et... vignerons !

"Depuis ce qu’en a dit Freud, je me méfie un petit peu de l'esprit de « collection ! », avoue Gilles Cantagrel. Pour écarter ce terme de « collection », il dit simplement qu’il lui plait de s'entourer et de vivre avec des choses qu'il aime, dans tel ou tel domaine.

Un exemple ? "J'aime beaucoup les gravures, contemporaines et anciennes. Je ne dis pas que j'en ai une collection, mais au fil des années j'ai eu des coups de cœur. Un jour, je me suis acheté une des vues de Rome de Piranèse, un premier tirage dans un très bel état. C'est une vue du Colisée avec l'arc de Constantin. Et j'essaie de donner de beaux encadrements dignes de la gravure. J’avais aussi deux ou trois incunables, des feuilles diverses sans thème particulier. Mais parce que j'aime la trace, la marque du burin dans le bois ou de l'eau forte dans le cuivre, j'aime la matière. J'ai aussi quelques Callot, de tout petits formats, pas même 20 cm de large ; or si vous les agrandissez en 1 m², c'est aussi précis et aussi fin. Extraordinaire ! Je ne sais même pas comment il pouvait y parvenir. Il faut du temps pour observer à la loupe tous ces petits personnages, cela me fascine.




Autre passion. J'aime beaucoup les assiettes anciennes. Chez mes grands-parents paternels où l’on déjeunait assez souvent, il y avait un mur entier couvert d'assiettes françaises, Strasbourg, Lunéville, les Ilettes ou Moustiers. Cela m'a toujours impressionné, mais…

Jean Rostand, de l'Académie française : "Les insectes ? J'aurais tout abandonné pour courir la libellule ou dénicher le grillon"

Jean Rostand, de l'Académie française, était le fils du dramaturge Edmond Rostand, lui aussi de l'Académie française, à qui l'on doit le fameux Cyrano de Bergerac.
Le fils, Jean, donc, a préféré, lui, s'orienter vers les sciences de la nature, et tout particulièrement vers les insectes, les crapauds et les grenouilles. Il demeure l'un des plus notables biologistes et entomologistes de France.
Né à Paris le 30 octobre 1894, et décédé en 1977, il a été élu à l'Académie française, en 1959, à 65 ans donc, au fauteuil précédemment occupé par le président Edouard Herriot, fauteuil n° 8, dont le titulaire aujourd'hui est l'écrivain Michel Déon.




Jean Rostand est l'auteur d'une œuvre scientifique abondante, exceptionnelle même, de grande notoriété, et parmi ses nombreux titres, nous avons choisi non pas un livre mais une brochure, éditée en 1936 par Flammarion dans la collection « Voir et savoir »... Une brochure au papier tout jauni, offrant un texte inédit de Jean Rostand et 152 photographies, ce qui pour l'époque devait être assez rare...


Pourquoi avoir choisi la brochure intitulée Insectes ? Parce que, vous allez l'entendre grâce au comédien Fernand Guiot qui va vous en donner lecture, Jean Rostand y raconte sa passion pour les insectes mais aussi sa fascination pour ces êtres vivants, généralement de petite taille mais dont l'utilité pour la science est immense.

Pour illustrer cet article, Canal académie a choisi de vous présenter quelques réalisations du sculpteur François Riou, qui en récupérant…

Petites phrases et citations : Jean Rostand, de l'Académie française

Jean Rostand (1894-1977), le fils d'Edmond Rostand, lui aussi de l'Académie française, auteur de Cyrano de Bergerac, était certes un scientifique, reconnu comme l'un des biologistes ayant le plus contribué à l'avancement de cette science de la vie, mais il ne se contentait pas de se pencher sur les mœurs des animaux, insectes, papillons, crapauds et grenouilles, et notamment dans le laboratoire qu'il avait installé dans sa demeure de Ville d'Avray. Il était aussi un écrivain de talent, et surtout un humaniste. Un homme qui se disait lui-même "moraliste", à preuve le titre d'un autre de ses ouvrages célèbre "Pages d'un moraliste".



"Ce que je crois" révèle un homme d'une immense modestie, aussi immense que son intelligence. Dès les premières pages il prévient qu'il est parvenu à un stade de sa vie (67 ans) où "ayant ressenti l'accablante énormité des problèmes posés par l'esprit humain, on a fortifié en soi le sentiment d'une incompréhension essentielle." Il l'avoue : il a perdu "l'illusion du savoir".


Les quelques citations sélectionnées vous sont offertes par la voix du comédien Fernand Guiot. Elles illustrent quelques unes des croyances de Jean Rostand.

- Quelques citations tout d'abord sur les opinions :

«Je n'ai garde de penser que ceux qui croient différemment de moi aient le jugement plus mauvais, et d'oublier de quelle matière fragile et contingente sont faites les opinions d'un homme.»

«Je possède, au plus haut point, cette force- ou cette faiblesse-de n'avoir nul besoin qu'autrui partage ma pensée; et, pour ce qui est…

Le Dictionnaire amoureux de la Vie (et des sciences du vivant) de Nicole Le Douarin

La grammaire est une chanson douce

Depuis la parution en 2001 de La grammaire est une chanson douce,
Erik Orsenna, écrivain «récidiviste», nous a successivement offert aux éditions Stock
- Les chevaliers du subjonctif en 2004,
- La révolte des accents en 2007
- Et si on dansait en 2009.

Autant de délices de la même plume et de la même veine : l’amour des mots, les bonheurs du langage. Une histoire qui s’est mise en quatre pour notre plaisir.

Au cours des prochaines semaines, Canal Académie consacrera une chronique de Jean Roulet à chacun de ces titres déjà largement répandus.

- Sur La grammaire est une chanson douce :

Presque un piège en ces veilles de fêtes car, à se les procurer pour soi, on s’expose à l’envie d’offrir à la ronde ces petits enchantements.
Vous y verrez grandir en âge et en voyages une Jeanne aventureuse, découvreuse du monde et de la vie. Son frère Thomas, Tom pour les intimes, n’est jamais bien loin : Jeanne et Thomas, frère et sœur, chien et chat l’un pour l’autre, mais qui s’adorent.

De récit en récit, vous retrouvez leurs compagnons de route et vous en rencontrerez chaque fois de nouveaux. Le plus attachant sera monsieur Henri. Un hommage à Henri Salvador, l’irremplaçable compositeur interprète d’«une chanson douce». Il entre en scène dès ce premier titre : « La grammaire est une chanson douce ».
Jeanne n’a encore que dix ans. Sa maitresse d’école, la jeune Mademoiselle Laurencin, aime d’amour La Fontaine et promène Jeanne dans l’univers…

La recherche, une passion éclairée par la littérature

Haute Couture : méditations sur les saintes de Zurbarán

L'académicien Aymeric Zublena chez l'ébéniste Ludwig Vogelgesang, Maître d'art

A l’occasion des Journées des métiers d’art 2011, Canal Académie s’associe à l’Institut National des Métiers d’Art pour faire découvrir les plus grands talents de notre pays.


Le talent de Ludwig Vogelgesang a de quoi faire tourner la tête. Depuis 1969, il restaure les meubles XVIIIe et aussi ceux des créateurs de la première moitié du XXe siècle. Sa longue expérience artistique et technique lui permet d’intervenir avec justesse pour la conservation des objets de patrimoine. On trouve dans son atelier des meubles d'une finesse à donner le vertige mais aussi des matériaux rares : galuchat, nacre, mica, paille, bois précieux. Selon des méthodes traditionnelles (vernis au tampon) et plus innovantes (plaque sous vide), Ludwig Vogelgesang prend le temps nécessaire pour finaliser une œuvre. Ici, pas question de bâcler ou de se dépêcher, il s'agit de bien faire. Reconnu comme spécialiste en la matière, l'autrichien venu assouvir sa passion des métiers d'art en France, réalise meuble, siège ou boiserie, sur mesure et dans le respect des règles de l’art traditionnel.

Écoutez dans cette émission Ludwig Vogelgesang, Maître d'art et Aymeric Zublena, de l'Académie des beaux-arts. Les deux hommes partagent leur passion de l'ébénisterie.

Lorsque nous avons arpenté l'atelier parisien de M. Vogelgesang avec l'architecte et académicien Aymeric Zublena, ce dernier a tenu à préciser la définition du Maître d'art, qu'il reconnaît largement comme un artiste : «On admire son savoir-faire mais on ne sait pas assez que l'artisan peut être aussi un créateur et qu'il est même quelquefois amené à…

Jacqueline de Romilly professeur dans l'âme, son CD d'entretiens : bouleversant !

Pascale Lismonde est l'invitée d'Emilie Joulia pour présenter un double CD Jacqueline de Romilly, professeur dans l’âme, Collection Les Grandes Heures de Radio France avec l’Ina. Deux heures d’entretiens, et un livret qui revient sur cette femme, Immortelle d’exception. Pascale Lismonde, journaliste-documentariste, avait reçu Jacqueline de Romilly à France Culture en 1988 pour l'émission «Le bon plaisir», un an avant son entrée à l'Académie française. Les deux femmes s'étaient revues pour des entretiens que vous pouvez écouter aujourd'hui grâce au coffret présenté ici.

Dans cette émission Pascale Lismonde évoque les circonstances de sa rencontre avec l'académicienne, les particularités qui l'ont toujours impressionnée et rapporte quelques anecdotes...

- «Je n'en reviens toujours pas... Cette femme est extraordinaire... Avec Jacqueline de Romilly on apprend à penser !»

- «Je m'intéressais à la Grèce et à l'hellénisme donc j'ai rapidement rencontré Jacqueline de Romilly. J'ai toujours aimé son discours vivace, enjoué, malicieux et son travail acharné pour sauvegarder tout ce qui est autour de l'enseignement du grec et des langues anciennes.»

Passionnée par le grec ancien et l’enseignement, Jacqueline de Romilly, atteinte de cécité depuis une dizaine d’années, nous fait vibrer, nous passionne, nous enveloppe de son savoir et de son expérience de Femme.

Femme d’exception, première femme élue au Collège de France en 1973, première femme élue membre de l’Académie des Inscriptions et belles lettres (1975), membre de l’Académie française depuis 1988… Sa passion du grec est récompensée par une double nationalité en 1995, et elle est nommée ambassadrice de l’hellénisme en…

Seuls les enfants savent lire

C’est la manière dont les enfants lisent qui est évoquée dans cette émission grâce au livre que Michel Zink vient de publier en ce début d’année 2009, Seuls les enfants savent lire aux éditions Tallandier. Un livre un peu narcissique, il en convient, puisqu'en tant qu'adulte, il tente de retrouver les impressions qu'il avait étant enfant, sans avoir relu les livres dont il se souvient.

Il n'y traite donc, vous l'aurez compris, ni de méthode de lecture ni d’apprentissage ni de pédagogie. Ce n’est pas son propos. Il s'explique donc sur le choix de ce titre, un brin provocant, ou du moins qui paraît à contre courant à une époque où l’on entend dire : les enfants ne savent pas lire, ils abordent sixième sans maîtriser la lecture, etc. Seuls les enfants savent lire…parce qu'ils bénéficient d'une vivacité et d'une fraîcheur d'impressions sans pareilles.



Sur les 120 pages de ce petit livre, pas de découpage en chapitres : Michel Zink nous entraîne dans ses souvenirs de lecture, sans à-coups, tranquillement, comme s'il nous proposait une promenade au fil de l’eau…

Il existe, pour les enfants, d’hier et d’aujourd’hui encore, deux sortes de livres :
- les livres de classe, dont la lecture est obligée
- et les livres « de la maison », des loisirs, des vacances, dont la lecture est choisie.
Et Michel Zink commence par se souvenir de ses livres de classe, les méthodes de lecture dont certaines étaient gaies…enfin, disons qu'elles adoptaient un ton « digne »,…

Le bonheur d’être ici de Michaël Edwards, professeur au Collège de France

Après de brillantes études à Cambridge et après avoir enseigné à l’Université en Angleterre, Michaël Edwards (né en 1938 près de Londres) a été élu professeur au Collège de France. Désormais, titulaire d'une chaire qui est à la fois une chaire de poétique -dans la succession de Paul Valéry et d’Yves Bonnefoy- et la première chaire de littérature anglaise créée au Collège de France.
Poète, il écrit d'abord dans sa langue maternelle avant de découvrir celle de Molière et d'utiliser l'une ou l'autre avec la même virtuosité. Ce bilinguisme suscite beaucoup d’intérêt : lecture de poèmes partout en France, entretiens dans la presse et à la radio, notamment à France-Culture.


Philosophe de la création littéraire et artistique, il développe, dans de nombreux ouvrages, une réflexion originale sur la nature et la finalité de l’art, en interrogeant la littérature, la peinture, la sculpture, la gravure et la musique.





« Le bonheur nous hante, comme un beau souvenir ou un rêve, comme une porte ou une promesse ». Tels sont les premiers mots de Michaël Edwards qui nous propose de réfléchir à des manières contrastées de concevoir la vie sur terre résumées dans deux expressions : « Le bonheur d’être ici » (Claudel) et « N’importe où hors du monde » (Baudelaire). L’essayiste réputé confie à notre chroniqueur : « Faut-il situer le bonheur dans un ailleurs au risque de dévaloriser la terre et de rejeter le cadeau, le présent, qui nous est fait ? Ou approfondir le bonheur…

Les couleurs au fil des jours

Trinh Xuan Thuan ou l'astronomie pour les poètes

Le Prix mondial Cino del Duca 2012 a été attribué au Professeur Trinh Xuan Thuan, écrivain et astrophysicien, qui enseigne à l’université de Virginie.
Après avoir récompensé des personnalités littéraires telles que Mario Vargas Llosa, Milan Kundera, ou Patrick Modiano, le jury a décidé de lui remettre ce prix mondial 2012 pour son travail de vulgarisation scientifique en langue française.

Trinh Xuan Thuan : « Ce Prix représente pour moi un encouragement à continuer mon œuvre de vulgarisation scientifique. Dans un monde qui dépend de plus en plus de la science et des technologies, il est vital que les citoyens aient une compréhension basique afin que nous puissions tous réfléchir ensemble à l’avenir de la planète. J'étais très honoré que l'Institut de France me remette ce prix pour mon dernier livre « Le cosmos et le lotus » mais aussi pour l’ensemble de mon œuvre ; j'écris tous mes livres en français, et le fait que l'Académie française me décerne ce prix, représente pour moi un très grand honneur. »









Originaire de Hanoï (Vietnam), le professeur Thuan a été scolarisé au lycée français de Saïgon. Il y a appris le français, langue dans laquelle il a rédigé ses ouvrages de grande diffusion sur l’astrophysique.

Spécialiste de l’astronomie extragalactique de renommée internationale, il a découvert la plus jeune galaxie connue de l’Univers grâce à des observations faites avec le télescope spatial Hubble. Il est professeur d’astrophysique à l’Université de Virginie où il dispense, en particulier, un cours d’astronomie pour les poètes.…

Chemins : mémoires d’un “homme qui marche”