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- Le programme de la semaine du 24/06/2019 -

La ballade des pendus, de François Villon

Tourbillons d’air, de feu et d’eau : modéliser pour anticiper

Pour aller plus loin

Page institutionnelle de Vincent Moureau



Support PDF de la présentation de Vincent Moureau :

“Grande-Bretagne-France : alliance possible, entente difficile”

Dernières nouvelles du Big Bang

Les débuts de la recherche spatiale française (1/2)

C’est en 1961 que le Centre national d’études spatiales voit le jour, en pleine guerre froide. De Gaulle pense alors que la France a un rôle un jouer dans le domaine spatial, un monde écartelé entre les Etats-Unis et l’URSS.
Il créé la SEREB, Société d’études à recherche d’engin balistique, pour mettre au point les fusées et lancer en orbite des engins de 50 kilos. Son objectif à court terme est de lancer un petit satellite qui s’appellera Diamant. Le programme est accompagné d’un bureau d’études : le CNES qui voit le jour en mars 1962. « J’en ai été le premier directeur technique et scientifique. Il ya avait tout à faire ! On ne savait pas ce qu’était un satellite et la manière dont ça marchait. On a créé une compétence à l’intérieur du CNES mais a été mis aussi sur pied une industrie spatiale française et européenne. La première chose que nous avons décidé, c’est que nous ne serions pas un bureau d’étude mais une agence. Cela étendait notre domaine d’action : la fabrication des satellites mais aussi les stations de poursuite, le calcul d’orbite et la création d’une tutelle de communauté scientifique » raconte Jacques Blamont.

Dès le départ, la France a deux atouts : l’existence d’un champ de tir au Sahara avec une base de lancement à Hammaguir en Algérie. « C’est là que nous avons lancé nos premiers satellites Diamant. La SEREB était chargée de la mise au point du lanceur, le CNES se concentrait…

Le CNES et ses principaux résultats scientifiques (2/2)

La géodésie spatiale fait partie des premiers résultats scientifiques marquants du CNES avec les satellites Diamant.
« La géodésie spatiale permet d’étudier la forme du globe terrestre au moyen de mesures à très hautes précisions des trajectoires des satellites. Nous avons été les premiers (au CNES) à obtenir ses trajectoires au moyen de faisceaux lasers ». L’aventure se poursuit dans les années 1970 par la mesure de la distance entre la Terre et la Lune (384 400 km) grâce à une coopération franco-soviétique. Puis un autre système, appelé DORIS est mis sur pied. Il permet de mesurer l’altitude des satellites avec là encore une précision de l’ordre du centimètre, mais différemment des satellites Diamant. Aujourd’hui, « la géodésie spatiale est utilisée pour étudier la distribution des masses dans le globe terrestre et l’existence de masses d’eau souterraines » précise Jacques Blamont.
Deuxième aspect du CNES : la collecte de données.
En 1971, sont lancées les premières collectes de données par satellite, en collaboration avec la Nasa.« Ces données peuvent être émises à partir d’un animal avec émetteur par exemple. Cela est intéressant pour la zoologie, mais aussi pour mesurer le niveau d’eau dans les lacs et les rivières. Il s’est étendu au domaine du sauvetage avec les fameuses balises Argos, du nom du programme du CNES. Ces balises sont placées à bord de tous les bateaux de plaisance et ont permis de sauver près de 25000 vies ».
Le CNES a joué également un…

Trinh Xuan Thuan : le cosmos et le lotus

Le titre, à lui seul, de ce livre souligne l’ intention essentielle, la voie de réflexion de son auteur, héritier du confucianisme dès ses plus jeunes heures (d'où "le lotus") et ce depuis des générations, et astrophysicien par choix et détermination personnels (d'où "le cosmos".

Parce que l’édition du livre "Le cosmos et le lotus" impliquait une décision dans son écriture et sa composition, ce scientifique qui occupe une chaire d’astrophysique aux Etats-Unis, en Virginie, reconnait que seule une harmonie auditive a guidé son choix : « Dans mon esprit il n’y a pas d’ordre de priorité entre le cosmos et le lotus ou le lotus et le cosmos ; ce sont deux facettes également importantes de ma vie et je tenais à ce qu’elles soient positionnées ensemble, qu’elles cohabitent dans ce titre. »



"Dans le monde scientifique, nombre de mes collègues estiment qu’un scientifique doit se cantonner à la description des phénomènes de la nature et de ne jamais se préoccuper, du moins publiquement, de questions spirituelles.
Je sais que des collègues de religion chrétienne pratiquent extrêmement bien leur métier, mais ne pensent pas allier les deux comme je le fais dans mes ouvrages ou sur les ondes.
L' être humain a besoin de science mais aussi de spiritualité. Ce sont-là deux systèmes de pensée logiques et cohérents qui doivent se rencontrer quelque part.
Selon moi, c'est un exercice légitime dans ma vie, dans mon évolution que de placer en cohésion les deux plans, les deux questions suivantes :…

La météorite de l'Aigle



Six floral de l'an XI (26 avril 1803 ) : des pierres tombent du ciel dans les environs de l'Aigle dans, le département de l'Orne. Deux mois plus tard, Jean-Baptiste Biot est chargé par le ministre de l'Intérieur d'enquêter sur cette affaire. Il est vrai qu'à cette époque, ce phénomène paraît bien mystérieux. Depuis l'Antiquité, et jusqu'au XVIIIe, les chutes de météorites étaient considérées comme des prodiges ou des présages. Pour tous, il était impossible que des pierres tombent du ciel ! On les appelaient pierres de foudre ou de tonnerre, car on les voyait apparaître sous forme de bolide lumineux avec très souvent, un nuage noir.

Par ailleurs, les académiciens hésitaient à s'occuper publiquement de cette affaire, de peur de compromettre leur dignité.



Le 18 juillet 1803, après voir visité une vingtaine de villages près du point d'impact, Jean-Baptiste Biot rend compte de ses conclusions à l'ensemble de l'Institut. Il met un point final à toutes les superstitions sur les origines prétendues extraterrestres des météorites : il prouve que les météorites tombent bien du ciel !

Nous vous proposons d'écouter le rapport qu'il a rendu à l'Académie des sciences ; un véritable travail d'enquête où l'auditeur en apprend autant sur cette découverte scientifique que sur la vie des hommes de l'époque.
La lecture du texte est assurée par le comédien Fernand Guiot.

En savoir plus sur :

-Jean-Baptiste Biot, La météorite de l'Aigle, éd. Bureau des longitudes, Paris, 2003. Prix : 8 €. En vente aux archives des Académies…

Cosmos : Un cheminement jusqu’aux confins de l’univers

L’astronomie est avant tout une science de la lumière. Françoise Combes nous dresse dans un premier temps les différentes longueurs d'ondes qui peuvent être observées depuis 1957 grâce au développement technologique des sondes, des télescopes et autres satellites. Depuis les simples ondes radio jusqu'aux rayons gamma, sans oublier l'observation des neutrinos, presque tout semble aujourd'hui identifiable.



Parmi les outils prochainement mis à la disposition des astrophysiciens, citons la construction de l'ELT (Extremely Large Telescope) prévu en théorie pour 2015. La pièce maîtresse est un miroir de 42 mètres de diamètre et demeure le plus grand projet européen encore jamais réalisé. L'ELT permettra de regarder toujours plus loin dans l'Univers et de ce fait, de remonter toujours un peu plus près de son origine. (Une maquette du télescope est visible à l'exposition Cosmos)

Mais avant d'en arriver aux origines de l'univers, il nous faut d'abord traverser notre système solaire jusqu'à sa frontière ultime pour y rencontrer le « nuage de Oort ». Françoise Combes vous donne des explications sur ce nuage composé essentiellement de gaz, et situé à quelque 50 000 UA (Unité Astronomique) du Soleil.



Avançons encore un peu plus dans les connaissances. Laissons de côté la composition d'une galaxie (faite de gaz, de poussière, d'étoiles, de planètes...) pour nous intéresser aux filaments.
Il semble que notre univers soit en réalité composé de filaments qui s’agrègent petit à petit, au fil des milliards d’années, en étoiles, puis en planètes potentielles. Ces« cordons ombilicaux cosmiques » alimentent les milliards de galaxies…

Visite à Hendaye du château d'Abbadia





C'est à Hendaye, au pays basque, qu'Antoine d'Abbadie a fait construire son château à partir de 1864.
Né a Dublin en 1810, d'un père basque immigré en Irlande et d'une mère Irlandaise, il fait ses études d'astronomie à Paris, avant de partir en expédition. Le secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences François Arago lui demande de partir mesurer le méridien au Brésil. Il repartira ensuite deux fois en Ethiopie, de sa propre initiative cette fois, sur les traces de la source du Nil bleu. De retour en France, il se marie et s'installe à Hendaye. Là, il poursuivra ses recherches astronomiques, et compilera ses connaissances de l'amahrique (langue de l'Ethiopie), dans un dictionnaire.
Il entre par ailleurs à l'Académie des sciences en 1873.

Le château se partage en trois parties :
- celle dédiée à la vie de tous les jours
- celle dédiée à l'astronomie, où il fera construire quelques années plus tard, un observatoire
- et la chapelle



Dans les pièces communes sont inscrites aux murs des devises en 14 langues différentes, telles que par "La vie n'est qu'une fumée qui passe" ou "Dans l'abondance pense à celui qui a faim"...
Des fresques représentant des scènes de la vie éthiopienne décorent également le hall d'entrée du château. Les Ethiopiens sont représentés de manière digne et moderne, Antoine d'Abbadie ayant beaucoup d'estime pour ce peuple avec lequel il passa douze ans de sa vie.



Mais Antoine d'Abbadie est aussi un homme de sciences. Plusieurs outils astronomiques sont conservés dans…

C'est une chose étrange à la fin que le monde

On a tendance à oublier que Jean d’Ormesson est agrégé de philosophie ; mais on ne peut pas non plus faire l’impasse sur ses impressionnantes connaissances scientifiques, ni sur sa maîtrise de l’histoire et de la littérature religieuses. Et c’est justement à partir de cette démarche intellectuelle universelle que Jean d’Ormesson a construit son dernier ouvrage, C’est une chose étrange à la fin que le monde, dont il a voulu faire, ainsi qu’il l’avoue à Jacques Paugam, une réponse à un essai écrit à la fin des années 1950 par le Britannique Charles Percy Snow, Les deux cultures. Un ouvrage qui précisément dénonçait la rupture moderne entre la culture scientifique et la culture des humanités.
« J’ai essayé de réunir un peu, autant que c’était possible, ces deux cultures », explique Jean d’Ormesson, qui renvoie à la parfaite alliance des deux qui existait en Grèce au Siècle de Périclès.

L’histoire de la science est en fait l’histoire de l’abandon des superstitions. Avec les « quatre mousquetaires » de la science (Copernic, Kepler, Galilée, Newton), « l’homme devient un détail ». Et leurs percées sont d’autant plus fortes que tous ces hommes étaient profondément croyants. De même, Charles Darwin, un « homme formidablement attachant » à en croire l’académicien, sera bouleversé par ses propres découvertes.

Ainsi l’homme est aujourd’hui « coincé entre Einstein et Planck », entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, et, en remontant le fil de l’existence, jusqu’à il y a 13,7 milliards d’années, jusqu’à la première seconde, il…

Mission Planck : premiers résultats en avant-première pour percer les secrets de l'univers

Aujourd’hui on sait que l’univers est en expansion, qu'il a été très dense et très chaud au départ. Mais comment tout cela a-t-il démarré ? C'est une des questions que se posent les chercheurs.
On voit que l’univers s’est structuré en galaxies, en amas de galaxies et en étoiles. On pense que tout ceci est la conséquence de la gravité. « Mais pour que la gravité puisse agir au départ, il faut que la densité ne soit pas complètement uniforme : dans la soupe cosmique, il faut des grumeaux qui permettront de condenser ce qui deviendra effectivement des galaxies. Avec Planck, on cherche la source de toutes les structures que l’on voit aujourd’hui » nous explique Jean-Loup Puget.


Tout se joue 380 000 ans avant les débuts de l'univers. Si l'on remonte encore plus loin, nous entrons dans un épais brouillard de gaz et de poussière chaud difficile à percer. Mais à partir 380 000 ans, l'univers se refroidit et il devient transparent. La lumière se propage en ligne droite jusqu’à nos télescopes. Ce qui est intéressant fait remarquer notre invité « c'est que cette image de l’univers à 380 000 ans transporte elle-même l'image de la « granularité » qui a été générée beaucoup plus tôt. On pense que les résultats que nous obtenons relèvent d’une phase bien plus primordiale, à la limite de la physique que nous connaissons ».



Un autre point sur lequel les chercheurs sèchent pour l'instant : Pourquoi notre univers qui semble euclidien à grande…

Catherine Cesarsky, une astrophysicienne à l'heure européenne

Femme libre aux cultures multiples, Catherine Cesarsky change de continent sans aucun problème, toujours accompagnée par son mari Diego. Voici ce que disait le journal Le Monde de l'éminente astrophysicienne française :

« Catherine Cesarsky s'imagine dotée d'un don d'ubiquité qui lui éviterait d'avoir à choisir entre les pays qu'elle a aimés, entre les fonctions qu'elle a embrassées. Il y en aurait une en Argentine, qui prolongerait les années de sa jeunesse à Buenos Aires. Une en Amérique, qui poursuivrait ses travaux d'astrophysicienne dans une université prestigieuse.
La Française dirigerait des équipes et conduirait des projets.
L'Européenne, dans la banlieue de Munich, pourrait ainsi assurer sans regrets la direction générale de l'Observatoire européen austral (ESO), qui gère notamment le Very Large Telescope (VLT), le plus puissant des instruments d'observation terrestres en activité.
Et, comme celui-ci se trouve au Chili, une cinquième Catherine Cesarsky y ferait des séjours beaucoup plus longs que ceux que son emploi du temps lui permet actuellement».
IN Le Monde, 18 octobre 2006, Jérôme Fénoglio.

Remontons le temps. Après la Seconde Guerre mondiale, les parents de Catherine Cesarsky font le choix de partir en Argentine où son père est muté. La culture latino-américaine l’enchante. Si elle fait ses études dans un lycée français, elle fera cependant le choix d’entrer dans une université argentine.
Ce n’est qu’en quatrième année que Catherine Cesarsky se spécialise en astronomie, époque qui correspond à l’arrivée d’un jeune professeur d’astrophysique, Carlos Varsavky. Celui-ci arrive avec un radiotélescope de 30 mètres, en pièces détachées.…

L'astronome Jean-Claude Pecker, une formation classique pour étudier le ciel



Jean-Claude Pecker nous conte ici son émerveillement et son profond attachement à l'univers et aux traditions grecs. Pour lui, la Grèce a toujours été un rêve. Dès sa plus tendre enfance il est bercé par la mythologie grecque.

Son premier contact avec la Grèce remonte à 1952, à l'occasion d'une expédition à Khartoum pour observer une éclipse solaire. Il fait alors une escale à Athènes et part à la rencontre du site merveilleux de l'Acropole, un lieu «vivant» selon lui, «contrairement aux Pyramides et au Taj Mahal, semblables à des tombeaux».

En revanche, Jean-Claude Pecker éprouve une aversion pour la civilisation romaine ! Il ne porte pas Roms dans son cœur, et sur le plan culturel, il estime que «l'Enéide est bien pâle face à l'Odyssée, il n'y a pas d'équivalent de Platon!».

L'astronome nous parle aussi de ses conversations avec l'académicienne, et helléniste Jacqueline de Romilly sur Nausicaa et les beaux vers du sixième livre de l'Odyssée.



A propos de l'auteur:

Né à Reims en mai 1923, Jean-Claude Pecker grandit au carrefour de deux influences, l'une, scientifique, avec son père, l'autre littéraire, avec sa mère qui entretenait une dévotion pour la Prière sur l'Acropole de Renan.
«Le ciel était entre Voltaire et Einstein».
Dès l'âge de dix ans, il fut ébloui par deux livres, La naissance de l'Odyssée de Jean Giono, et un énorme ouvrage sur le Ciel paru chez Larousse, que sa mère lui offrit et qui reste, à ce jour, son livre de chevet. C'est en premier…

Pierre Léna ou la Quête scientifique

Délégué à l'éducation et à la formation, Pierre Léna est fortement engagé dans la rénovation de l'enseignement des sciences à l'école et au collège. Il est impliqué depuis 1996, avec Georges Charpak et Yves Quéré dans l'opération "La Main à la Pâte" qui promeut l'enseignement de la science dans les écoles primaires.

Il est l'auteur de plusieurs livres, dont Les Sciences du Ciel (Flammarion, 1996) et, en collaboration, Le Trésor, Dictionnaire des Sciences. (ouvrage collectif dirigé par M. Serres et N. Farouki, Flammarion, 1997), L'enfant et la science. L'aventure de la Main à la Pâte (avec G. Charpak et Y. Quéré, Odile Jacob, 2005).

Partisan d'une culture générale au sens ancien du mot qui va des Grecs et des Romains à l'Humanisme, de la Renaissance au XVIIe siècle et au Siècle des Lumières, Pierre Léna s'écrie : «Cette distinction très française entre littéraires et scientifiques m'est toujours apparue comme une catastrophe !»

En savoir plus sur :

- Pierre Léna

- La Main à la Pâte

- Georges Charpak, Pierre Léna, Yves Quéré, L’enfant et la sciences : L’aventure de La main à la pâte, éditions Odile Jcaob, 2005.




- Retrouvez notre sommaire consacré à la semaine spéciale sur le Ciel et ses merveilles.

Jean Kovalevsky, astronome, spécialiste des satellites naturels et artificiels des planètes


C’est en 1951 que Jean Kovalevsky débute ses études supérieures en entrant à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm.
Sorti agrégé de mathématiques en 1954, ce n’est que l’année suivante qu’il se décide à se tourner vers la mécanique céleste, grâce à son professeur André Danjon. Il devient ainsi attaché de recherche pendant cinq ans à l’Observatoire de Paris. Pendant la période 1955-60, il effectue parallèlement 18 mois de recherche à l’université de Yale aux Etats-Unis, où il est en thèse de doctorat.


De retour en France, Jean Kovalevsky occupe pendant dix ans la direction du service des calculs et de mécanique céleste au Bureau des Longitudes. Avec l'évolution technologique, il renouvèle les méthodes de calcul de La connaissance des Temps. Pour rappel La connaissance des temps au XVIIe siècle permettait d'annoncer aux astronomes les principaux phénomènes et à leur fournir les calculs nécessaires aux réductions de leurs observations journalières. On y trouvait les levers et couchers du Soleil, de la Lune et des cinq planètes connues, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, leurs passages au méridien de Paris, leurs longitudes, leurs latitudes et leurs déclinaisons.

Jean Kovalevsky a appliqué ses méthodes de calcul au mouvement des satellites artificiels, ce qui le conduisit à prendre des responsabilités dans le programme spatial français pour les satellites D1A, C et D (en 1967).


Jean Kovalevsky l'explique ainsi :
« J’ai développé avec mes élèves, de nouvelles méthodes de construction de théories analytiques du mouvement des corps célestes en utilisant les nouveaux…

Marie-Lise Chanin, précurseur de l'aéronomie

L’aéronomie consiste en l’étude des propriétés physiques et chimiques de la haute atmosphère, c’est-à-dire de la partie de cette atmosphère où l’action directe du rayonnement solaire est la source principale de l’énergie.
C’est ce qui différencie l’aéronomie de la météorologie. (Cette dernière étudie la partie de l’atmosphère à basse altitude, où la source principale de l’énergie est le rayonnement de la Terre elle-même).

Ainsi l’aéronomie vise à connaître et comprendre l’action de l’énergie solaire constituée de rayonnement électromagnétique et de particules énergétiques sur l’oxygène et l’azote raréfiés, mais aussi l’effet de cette action sur l’état et les mouvements de l’atmosphère considérée d’un point de vue macroscopique.

Cette discipline qu’est l’aéronomie a été pleinement mise en valeur en France par le Service d’aéronomie (SA aujourd’hui devenu LATMOS) créé en 1958 par le professeur Jacques Blamont. Cette première école de l’espace a permis de mesurer la température, le vent et la turbulence dans la moyenne et haute atmosphère.



C’est après une licence de physique que Marie-Lise Chanin entre dans le laboratoire nouvellement créé par Jacques Blamont en octobre 1958, le Service d’aéronomie (créé à l’occasion de l’année Géophysique internationale).
C’est avec peu de moyens financiers mais avec beaucoup d’enthousiasme et de talent que l’équipe de 5 thésards dirigé par Jacques Blamont lancent leur première fusée six mois après la création du laboratoire. Cette fusée éjectait du sodium dans la moyenne et haute atmosphère pour que les chercheurs puissent observer les vents et la turbulence.

Cette fusée Véronique fut la première d’une longue…

“Concorde 001 dans l’ombre de la Lune” : une aventure scientifique et humaine

Pour que la recherche spatiale française reste une référence

Premier constat de Jean-Loup Puget : le bilan de la recherche spatiale en France est plutôt positif. « La création du CNES en 1961 était à l’époque l’une des premières agences spatiales dans les pays occidentaux et a été un moteur de la recherche spatiale » assure Jean-Loup Puget.

On distingue deux types de satellites : ceux destinés à des fins scientifiques de recherche et les autres dits opérationnels qui servent les différents agents économique et gouvernemental.

Très rapidement, l’observation de la Terre depuis l’espace prend une importance grandissante : les satellites opérationnels sont utilisés pour les télécommunications, la géolocalisation, les prévisions météorologiques…« Du coup, la quantité d’information reçue des satellites est de plus en plus grande, non seulement parce que les satellites scientifiques donnent énormément de données, mais aussi parce qu’un certain nombre de satellites opérationnels donnent aussi aux scientifiques un nombre d’information considérable » nous explique-t-il.
C’est d’ailleurs une des évolutions importantes de la recherche spatiale : les scientifiques traitent les informations des satellites scientifiques et opérationnels.

Dire que les satellites opérationnels révèlent uniquement des intérêts privés serait un mauvais raccourci. Un contre exemple, nous explique Jean-Loup Puget « le gouvernement finance aussi des satellites opérationnels pour surveiller les systèmes agricoles, comprendre les problèmes d’alimentation en eau et l’évolution du climat par exemple ». Tout ceci est pris en charge par l’enveloppe publique allouée à la recherche.
Mais le rapport soulève un problème de taille : qui finance ces projets lorsqu’ils s’étalent sur plusieurs années ? « Tous…

Benoit Meyssignac présente ses travaux en océanographie spatiale